Pourquoi on ne dit pas journée de la femme ?
Il n’y a pas de femme unique
Parler de “la femme” est réducteur. La femme n’est pas un modèle unique, il y a autant de type de femmes que de femmes sur la planète.
Des femmes masculines et féminines, des femmes lesbiennes, bi et hétéros, des femmes trans et cis, des femmes handicapées et valides, des femmes grosses et minces, des femmes racisées et blanches, des femmes qui sont aussi des mères et des femmes qui ne le sont pas, etc.
C’est cette diversité, et cette possibilité d’être sa propre personne qui doit être mise en avant, plutôt qu’un moule dans lequel une femme devrait rentrer.
Cette journée a des origines militantes
Parler de journée de la femme, ou même de journée des femmes, est vide de sens.
La Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du 20e siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant l’égalité des droits, de meilleures conditions de travail et le droit de vote.
Ce n’est pas une sorte de Saint Valentin bis.
Qu’est-ce qu’on dit à la place ?
Journée des droits des femmes ou journée internationale des droits des femmes, puisqu’elle a ses origines dans les luttes menées dans différents pays en parallèle, et qu’elle a été officialisée par les Nations unies en 1977.
Le 8 mars est une journée de rassemblements à travers le monde et l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes.
Des manifestations ont lieux partout dans le monde, organisées par les groupes et associations féministes. Car le sexisme sévit encore sous de nombreuses formes plus ou moins évidentes, et que des droits comme le droit à l’avortement, au mariage pour toutes, à la PMA pour toutes, à la transition et bien d’autres ne sont pas acquis partout, et constament menacés là où ils existent.
Voilà, maintenant vous savez pourquoi on ne dit pas journée de la femme, mais journée des droits des femmes !




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