Les objets connectés, vous connaissez ? Mais si, vous avez forcément vu cet été, à la télé, cette publicité émouvante montrant une adolescente qui avoue à ses parents qu’elle aime les filles en demandant à l’enceinte connectée Alexa de jouer une chanson.
Objets connectés : définition
Un objet connecté est un objet électronique (appareil, accessoire, meuble…) qui est connecté sans fil à un ordinateur, un smartphone ou une tablette, et échange des données avec cet appareil, via la Wi-Fi ou le Bluetooth.
Des simples écouteurs connectés Bluetooth à l’assistant virtuel qui gère tout dans la maison, en passant par la montre connectée, les lampes, les voitures… Alors que ces objets connectés s’intègrent petit à petit à notre quotidien, le monde est divisé en deux camps : les adeptes, et ceux qui s’en méfient. D’un côté, ceux qui les voient comme des objets pratiques et ludiques qui nous simplifient la vie, de l’autre, ceux qui y voient de dangereux espions.
Le master CAWEB vous propose une interview d’un adepte de ces outils.
Quels objets connectés possédez-vous actuellement ?
Les objets connectés que je possède peuvent être séparés en deux catégories : ceux pour la musique, et ceux pour la maison.
Pour la musique, j’utilise mon enceinte Bluetooth, mes écouteurs Bluetooth et mon casque Bluetooth. Ils sont plus pratiques à utiliser que leurs équivalents filaires, car il n’y a pas besoin de faire attention au fil : pas de risque de s’emmêler dedans, pas besoin d’enrouler consciencieusement le câble avant de le ranger. Même pour se déplacer à travers sa maison, c’est plus simple.
Pour la maison, j’utilise l’assistant virtuel Google Home mini (une enceinte connectée) et une lampe connectée Philips Hue. Je peux par exemple demander à mon enceinte par la voix de me programmer un réveil pour le lendemain, lui faire allumer la lampe et y donner l’intensité ou la couleur de mon choix, sans avoir à me déplacer ou à faire plusieurs réglages.
Comment communiquent les objets connectés à travers la maison ?
Certains objets connectés comme le Google Home Mini (ou autre assistant virtuel) sont connectés au routeur via la Wi-Fi. D’autres appareils, comme les lampes Philips Hue, y sont connectées via un pont de connexion, qui se branche directement sur le routeur. Ensuite, on télécharge une application sur son smartphone ou sa tablette pour contrôler et configurer ces appareils.
Pour avoir accès à un maximum de fonctionnalités, il vaut mieux choisir un assistant virtuel compatible avec l’écosystème que l’on utilise déjà. Par exemple, je possède un smartphone Android, qui fonctionne donc avec Google. C’est pour cela que j’ai choisi un Google Home Mini. Le Google Home est connecté à mon compte Google, et ainsi, je peux demander directement à mon assistant virtuel de créer un événement dans mon Google Agenda. Je peux également lui demander de m’écrire ma liste de courses dans Google Keep, ou de jouer ma musique depuis Google Play Music.
Désirez-vous acquérir davantage de ces appareils ? Si oui, lesquels ?
J’aimerais posséder plus de lampes connectées, pour en avoir dans toutes les pièces. Je voudrais également que mon système de chauffage et mes volets soient connectés, et avoir des détecteurs de mouvements pour déclencher différents appareils lorsque j’entre dans une pièce.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de posséder ce genre d’outils ?
Je m’intéresse aux technologies et aux innovations de manière générale. Lorsque j’ai commencé à entendre parler des objets connectés, j’ai naturellement voulu les tester, et cette technologie m’a plu.
Qu’est-ce que les objets connectés vous apportent au quotidien ?
On peut tout contrôler facilement dans la maison, ou même depuis son téléphone hors de chez soi. On peut vérifier que l’on a bien éteint les lumières, fermé les volets, etc. et le faire à distance si ce n’était pas le cas.
On peut également programmer des routines : programmer les volets pour qu’ils s’ouvrent à une certaine heure le matin, se ferment à une certaine heure le soir, programmer la lumière ou le chauffage pour qu’ils se déclenchent ou s’éteignent. Et tout est programmable simplement par la voix via l’assistant virtuel d’une enceinte connectée ou d’un smartphone.
Beaucoup considèrent que les objets connectés sont de dangereux espions, partagez-vous cette opinion ?
Je pense que nos données sont forcément collectées, mais pas forcément analysées. Elle peuvent servir au deep learning de certaines applications, sans obligatoirement être extraites et utilisées à des fins commerciales.
Personnellement, je fais plutôt confiance à Google concernant l’usage et la fuite des données, et c’est pour cela que j’ai choisi cet écosystème. Dans tous les cas, nous possédons tous et toutes des téléphones portables aujourd’hui, et ces téléphones sont connectés à internet, ont des assistants vocaux et des GPS intégrés. Nous sommes connectés et nos données sont récoltées en permanence. Posséder ou non certains des nouveaux objets connectés dont nous avons parlé ne change donc plus grand chose en réalité.
Depuis quelque temps, un sujet fait polémique aux Etats-Unis : “faut-il forcer les enfants à dire «s’il vous plaît» aux assistants virtuels ?” Qu’en pensez-vous ? Doit-on apprendre aux enfants à avoir un comportement différent avec un assistant virtuel et avec une vraie personne ?
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de dire “s’il-vous-plait” à un assistant virtuel. C’est de toute façon un appareil que l’on l’utilise dans la sphère privée, et les gens sont libres de se comporter comme ils le veulent en privé. Toutefois, si vous essayez plusieurs façons de parler aux assistants connectés, vous verrez qu’ils nous incitent d’eux-même à être polis. Si vous êtes impoli avec eux, ils vous répondront sur le même ton, mais si vous êtes agréable, ils le seront aussi.
En tous les cas, je pense que les enfants sont capables de comprendre lorsque c’est une machine qui leur parle, et non une vraie personne.
Comment, justement, le faire comprendre qu’un assistant virtuel n’est pas une vraie personne, alors que lorsque l’on passe un coup de fil, la voix qui sort de la machine appartient bien à quelqu’un ?
Il suffit de le leur expliquer. Lorsqu’un enfant est au téléphone, les adultes lui disent systématiquement à qui il parle, et c’est en général quelqu’un de son entourage. Il est dans ce cas en capaLes objets connectés – Interview d’un adeptecité de mettre un visage sur la voix, ce qu’il ne peut pas faire avec l’assistant virtuel.
Merci à Valentin Grison pour ses réponses à mes questions.
Sources :
https://www.usine-digitale.fr/objets-connectes/
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