Samedi 3 janvier, j’ai commencé mon année Disney — et mon année spectacles — avec Disney On Ice.

J’avais déjà adoré les spectacles sur glace à Europa-Park et au Parc Astérix, donc j’étais vraiment curieuse de découvrir un show plus long, entièrement consacré à l’univers Disney.

Je vais commencer par le négatif et finir par le positif, parce que j’ai passé un très bon moment, et que j’ai envie que ce soit cette impression-là qui reste.


LE POINT FAIBLE : L’ÉCRITURE

Disney a un avantage énorme : ses univers se suffisent à eux-mêmes.

On vient pour la magie, on repart avec des chansons dans la tête et l’envie de revoir son Disney préféré.

Du coup, l’écriture ? On s’en fiche… presque.

Presque, donc on va quand mêmela critique, y a pas de raison !

À Disneyland Paris, les spectacles sont généralement bien écrits, avec une vraie narration qui s’appuie sur les chansons des films qu’on connait

Avec Disney On Ice, en revanche, il ne faut pas s’attendre à une histoire construite. Le spectacle fonctionne plutôt comme un enchaînement de chansons et de scènes emblématiques, issues de quelques films Disney.

Et quand je dis « quelques », c’est vraiment peu.

Plus la première partie sur La Belle et la Bête avançait, plus je me disais qu’on n’allait finalement pas voir beaucoup d’univers différents. Comme il n’y a pas d’histoire commune et que les transitions sont assez simples, rien n’impose de passer autant de temps sur chaque film.

Et pourtant : beaucoup de temps est consacré à La Belle et la Bête, très peu à Coco, et seulement six films au total.

Pourquoi ce choix ?

Avec un peu de recul, on peut quand même avancer plusieurs explications.

Déjà, les films avec beaucoup d’animaux sont très compliqués à adapter sur glace, donc on se concentre surtout sur les personnages humains : les princesses… et Miguel.

Ensuite, Disney en Concert existe déjà, et Disney On Ice cherche à proposer autre chose qu’un simple concert de chansons.

Enfin, il y a les contraintes techniques : plus de films, c’est plus de décors, plus de costumes, et plus de patineurs. Chaque artiste incarne un seul personnage, ce qu’on peut voir lors du le numéro final où ils sont tous présents en même temps.

Mais certaines décisions restent étonnantes.

Par exemple, pourquoi avoir autant de décors pour la séquence dans la tour de Raiponce, alors qu’elle est extrêmement courte, au point que « Où est la vraie vie » n’est même pas chantée ?

Autre surprise : la fin du spectacle.

Je m’attendais vraiment à un final sur La Reine des Neiges, qui reste l’univers phare de Disney depuis 13 ans.

Ma copine, elle, pensait plutôt au Roi Lion.

Je lui ai répondu : « Ah oui, c’est possible. La transition sera sûrement :

on a visité les pays froids avec La Reine des Neiges, maintenant allons nous réchauffer avec Le Roi Lion ! »

Et c’est exactement ce qu’ils font… pour enchaîner sur Vaiana.

Avec le recul, Le Roi Lion est probablement trop complexe à mettre sur glace, et il existe déjà en comédie musicale à Mogador et à Disneyland.

Donc, j’ai été très étonnée que le spectacle ne se finisse pas sur Reine des Neiges, mais pas du tout décue que ça change et qu’on arrive à se détacher de la Reine des neiges.

Vaiana est plus récent et reste un succès pour Disney. Du coup, l’absence d’Encanto est étonnante — mais c’est sans doute parce que l’écriture du spectacle est un peu plus ancienne.


LE POINT FORT : LA TECHNIQUE

Sur le plan technique, en revanche, le spectacle est impressionnant.

Les patineurs et patineuses sont excellents. Ils enchaînent figures, portés et déplacements complexes, parfois en arrière, tout cela dans des costumes très contraignants. Les personnages comme Mickey, Dingo ou la Bête portent de grosses têtes lourdes qui limitent la visibilité, et pourtant tout reste fluide.

Mention spéciale au cheval Maximus, incarné par deux patineurs dans un seul costume.

En plus du patinage, Raiponce et Flynn Rider proposent des numéros aériens au foulard, en solo et en duo. C’est très beau visuellement et ça représente parfaitement les cheveux de Raiponce.

Les numéros de groupe sont dynamiques, entraînants et très efficaces. Les solos m’ont un peu moins marquée, mais c’est surtout une question de sensibilité personnelle, car le niveau technique est indéniable.

Côté voix, on conserve évidemment les voix Disney connues, aussi bien pour les chansons que pour les dialogues. Les artistes sur la glace font donc du playback, ce qui fonctionne très bien. Pour que l’on identifie clairement qui parle, les personnages accompagnent souvent les répliques de gestes très amples, ce qui donne parfois un petit côté cartoon, voire jeu vidéo.

Les dialogues ne sont pas exactement ceux des films, puisque les histoires sont raccourcies et accélérées. Ils ont été enregistrés spécialement pour le spectacle, la plupart du temps avec les voix originales.

À une exception près : Flynn Rider n’est pas doublé par Romain Duris, mais par Alexis Tomassian, que j’ai reconnu comme la voix de Martin Mystère, même si c’est loin d’être son seul rôle.

On a aussi eu droit à la version canadienne de « C’est la fête », avec des paroles et des voix différentes de celles que l’on connaît, sans trop savoir pourquoi.


CONCLUSION

Le reste du temps, on a chanté à tue-tête

On a été complètement absorbées par le spectacle, entre la magie des Disney que l’on connaît par cœur et la beauté du patinage artistique.

Tellement absorbées que nous étions souvent penchées en avant, les coudes sur les genoux.

Et c’est aussi là que la technique impressionne : le spectacle parvient à faire apparaître décors et personnages sur scène sans que l’on s’en aperçoive, pendant que notre attention est ailleurs.

Une écriture perfectible, clairement, mais une maîtrise technique remarquable, et surtout, un très beau moment de magie.


Et vous, vous avez déjà vu Disney sur Glace ? Ca vous a donné envie d’y aller ? Dites-moi tout en commentaire !

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A bientôt pour un nouvel épisode du O dans TOC !

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